Comment utiliser l'exemple de business plan pour convaincre un banquier
Découvrez un exemple du business plan complet avec chaque section clé : résumé, étude de marché, prévisionnel financier. Un modèle pour rédiger le vôtre.


Un exemple de business plan est un document type illustrant la structure complète d'un dossier de création d'entreprise : executive summary, étude de marché, stratégie commerciale et prévisionnel financier. Il sert de référence au porteur de projet pour bâtir le sien, sans constituer un document légal obligatoire, bien qu'il soit systématiquement exigé par les banques et les investisseurs.
Un exemple de business plan, ce n'est pas un formulaire à recopier. C'est une trame pour structurer votre réflexion et produire un document qui tient la route face à un banquier. Cet article déroule un cas concret : une boulangerie artisanale : pour vous montrer, section après section, ce qu'il faut écrire et pourquoi. À la fin, vous saurez exactement quoi mettre dans chaque rubrique du vôtre.
Ce qu'il faut retenir
- Un exemple de business plan est un document de référence comprenant sept sections clés allant du résumé exécutif au prévisionnel financier.
- Le prévisionnel financier doit inclure un compte de résultat, un plan de financement et un bilan prévisionnel : c'est le cœur du dossier.
- Sous-estimer le BFR est l'erreur qui provoque le plus de ruptures de trésorerie dans les six premiers mois d'activité.
- Des structures comme Bpifrance Création et les CCI proposent un accompagnement gratuit pour finaliser votre business plan.
À quoi sert vraiment un business plan ?
Un business plan répond à deux objectifs. D'abord, tester la viabilité de votre projet avant d'engager des fonds : il vous force à poser des hypothèses, à les chiffrer et à vérifier que l'équation économique tient. Ensuite, convaincre un financeur : banquier, investisseur, organisme d'aide : que votre projet mérite qu'on mise dessus.
Ce n'est pas un document obligatoire au sens juridique. Aucun texte ne l'impose. Mais en pratique, aucune banque n'accorde de prêt professionnel sans un business plan solide. Selon Bpifrance Création (2026), c'est le premier document demandé lors d'une recherche de financement.
Un business plan bien construit raconte une histoire. Pas une fiction : une démonstration. Chaque section alimente la suivante et toutes convergent vers le prévisionnel financier. C'est cette logique narrative que nous allons illustrer avec un cas concret.
Un document de conviction autant que de gestion
Trop de porteurs de projet voient le business plan comme une corvée administrative. En réalité, c'est un outil de pilotage qui vous servira bien après la création. Les prévisions qu'il contient deviennent votre tableau de bord : vous comparez le réel au prévu, vous ajustez. Un business plan n'est jamais définitif : il se met à jour à mesure que l'activité progresse.
Du côté du banquier, ce document prouve que vous avez anticipé les risques. Il ne cherche pas à vérifier que vous visez juste à l'euro près, mais que votre raisonnement est cohérent et prudent. Un prévisionnel trop optimiste discrédite plus qu'il ne rassure.
Le cas fil rouge : la boulangerie artisanale « La Farine & Co »
Nous allons suivre un projet fictif tout au long de cet article : La Farine & Co, une boulangerie artisanale qui ouvrira dans une ville moyenne de 40 000 habitants. Sa créatrice, Marion, 34 ans, a un CAP boulangerie et huit ans d'expérience comme salariée dans deux établissements. Elle veut créer une boulangerie bio, avec pains au levain et pâtisseries sans additifs, en circuit court.
Ce cas traverse chaque section de l'article : page de garde, executive summary, présentation du porteur, étude de marché, stratégie commerciale et prévisionnel financier. Vous verrez comment chaque rubrique se construit à partir de la précédente, pour un résultat cohérent de bout en bout.
La page de garde et le résumé exécutif
Ces deux éléments encadrent le business plan : la page de garde l'ouvre, le résumé exécutif le synthétise. Pourtant, leur ordre de lecture est l'inverse de leur ordre de rédaction. L'executive summary s'écrit en dernier, quand toutes les données sont stabilisées. Mais il se lit en premier : et détermine souvent si le banquier tournera la page ou non.
Ne bâclez ni l'un ni l'autre. Une page de garde négligée envoie un mauvais signal avant même la première phrase. Un résumé exécutif flou donne l'impression que vous ne maîtrisez pas votre projet. Pensez-y comme à une couverture de livre : elle ne fait pas le contenu, mais elle conditionne l'envie de le découvrir.
Ce qu'on trouve sur la page de garde
La page de garde d'un business plan contient six informations essentielles : le nom du projet (La Farine & Co), le nom du porteur (Marion X), la date de rédaction, le logo s'il existe, la mention « Business Plan » et un sous-titre qui résume le positionnement : ici « Boulangerie artisanale bio : pains au levain et circuit court ».
Ajoutez vos coordonnées : adresse postale, téléphone, email. Si le document est destiné à un banquier précis, mentionnez son nom et celui de l'agence. Enfin, une mention de confidentialité peut figurer en pied de page, bien que sa valeur juridique soit limitée.
Exemple d'executive summary en 10 lignes
Voici le résumé exécutif de La Farine & Co, tel qu'il figurerait en ouverture du business plan :
« La Farine & Co est une boulangerie artisanale bio située à [ville de 40 000 habitants]. Portée par Marion X, boulangère diplômée (CAP) avec huit ans d'expérience, elle proposera pains au levain, viennoiseries et pâtisseries sans additifs, fabriqués à partir de farines locales. Le marché de la boulangerie bio connaît une croissance soutenue, tirée par une demande de transparence alimentaire. L'emplacement retenu : 60 m² dans un quartier résidentiel en développement : ne compte qu'un concurrent indirect à 800 mètres. Le chiffre d'affaires prévisionnel est de 180 000 € la première année, avec un seuil de rentabilité à 150 000 €. L'investissement initial de 80 000 € est financé à 30 % par apport personnel et 70 % par emprunt bancaire sur 7 ans. Le résultat net attendu est de 12 000 € en année 1, 28 000 € en année 2 et 39 000 € en année 3. »
La présentation du porteur de projet et de l'offre
Cette section répond à deux questions que tout financeur se pose : qui êtes-vous pour porter ce projet, et que vendez-vous exactement ? Ce n'est pas un CV ni un catalogue. C'est la démonstration d'une cohérence : vos compétences et votre parcours vous donnent-ils la légitimité pour réussir dans cette activité précise ?
Un banquier qui lit cinquante dossiers par mois cherche des repères. Si le porteur a une expérience directe du métier, le risque perçu diminue. À l'inverse, une reconversion sans lien avec le secteur exige une argumentation plus étayée : formation suivie, stage, mentor identifié.
Le profil du porteur : formation, expérience, légitimité
Pour La Farine & Co, la présentation de Marion met en avant son CAP boulangerie obtenu en 2016, ses huit années comme salariée dans deux boulangeries (dont une bio), et sa montée en responsabilité : elle gérait le fournil et commandait les matières premières dans son dernier poste. Elle mentionne aussi une formation en gestion suivie à la CCI en 2025, qui comble son absence de diplôme en comptabilité.
Ce qu'il faut retenir : listez vos diplômes, vos expériences professionnelles (même indirectement liées), les formations suivies, et tout élément qui prouve votre connaissance du secteur. N'omettez pas les compétences extra-professionnelles si elles servent le projet : tenue d'un blog culinaire, engagement associatif dans l'alimentation durable.
La description de l'offre : produits, différenciation, positionnement
L'offre de La Farine & Co se décompose en trois gammes : pains au levain (6 variétés), viennoiseries (4 produits), pâtisseries sans additifs (5 recettes de saison). La différenciation tient à deux piliers : l'usage exclusif de farines bio locales (deux minoteries situées à moins de 60 km) et l'absence totale d'additifs et d'améliorants.
Décrivez vos produits ou services sans jargon. Expliquez ce qui les rend différents de ce qui existe déjà. Si votre différenciation est faible, votre business plan aura du mal à convaincre : un projet « comme les autres » dans un marché saturé n'attire pas les financeurs. Marion met en avant la transparence : étiquetage complet, visite du fournil possible : comme argument commercial auprès de sa clientèle cible.
L'étude de marché dans le business plan
L'étude de marché est la colonne vertébrale du business plan. Sans elle, le prévisionnel financier repose sur du sable. Elle répond à trois questions : le marché existe-t-il (taille, tendances), qui sont vos concurrents directs, et qui sont vos clients ?
Pour un projet de boulangerie dans une ville moyenne, les sources publiques gratuites suffisent : INSEE pour la démographie et le pouvoir d'achat local, CCI pour le tissu commercial, données de l'observatoire des métiers de l'alimentation pour les tendances du secteur. Nul besoin d'une étude payante à 5 000 €. Ce que le banquier veut voir, c'est que vous avez regardé autour de vous, compté les concurrents, et identifié une clientèle accessible.
Marché global et tendances
La boulangerie artisanale représente environ 33 000 entreprises en France, pour un chiffre d'affaires annuel dépassant 11 milliards d'euros, selon les données sectorielles de la CCI (2025). Le segment bio, bien que plus modeste, connaît une progression supérieure à la moyenne du secteur, porté par une demande de traçabilité.
Dans le business plan de La Farine & Co, Marion consacre une demi-page à ces chiffres macro, puis zoome sur sa zone de chalandise : la ville de 40 000 habitants et les communes limitrophes. Elle y estime le nombre de ménages, le revenu médian (données INSEE disponibles gratuitement sur insee.fr) et le taux de consommation de pain bio par foyer, en s'appuyant sur des enquêtes sectorielles publiques.
Analyse de la concurrence locale
Marion a identifié quatre boulangeries dans un rayon de 1,5 km autour de son emplacement. Deux sont des établissements traditionnels sans positionnement bio. Une troisième, à 800 mètres, propose quelques pains bio mais sans gamme dédiée. La quatrième est une franchise industrielle qui ne joue pas sur le même terrain.
Elle en tire un tableau de positionnement, dans son business plan, qui croise deux axes : prix (accessible à premium) et gamme bio (inexistante à 100 % bio). La Farine & Co occupe la case « premium / 100 % bio », aujourd'hui vacante dans la zone. C'est ce type d'analyse visuelle qui rend votre étude de marché concrète aux yeux du lecteur.
Définir sa clientèle cible
La clientèle de La Farine & Co se découpe en trois segments : les résidents du quartier (familles, CSP+), les actifs qui travaillent à proximité (déjeuner sur place), et une clientèle de passage le week-end (marché bio voisin). Marion estime une fréquentation quotidienne de 80 à 120 clients en semaine, et 150 à 200 le samedi.
Définissez vos clients types avec précision : âge, pouvoir d'achat, habitudes de consommation. Pour La Farine & Co, le client type est un couple de 30-50 ans, avec enfants, sensible à l'alimentation saine et prêt à payer son pain 20 à 30 % plus cher que la moyenne du quartier. Ce persona guide ensuite les choix de gamme et de prix.
Pour des conseils plus approfondis sur les estimations financières, une comptabilité prévisionnelle fiable est essentielle au succès de votre entreprise.
La stratégie commerciale et le modèle économique
L'étude de marché a identifié une demande et un positionnement possible. La stratégie commerciale explique comment vous allez transformer cette demande en chiffre d'affaires. C'est le trait d'union entre l'analyse et le prévisionnel.
Le modèle économique, lui, décrit comment l'entreprise gagne sa vie : marges, volumes, canaux de vente. Pour une boulangerie, il est relativement simple : vente au détail en boutique, avec une part de vente indirecte possible (dépôts dans des épiceries bio, marchés). Mais même pour un modèle simple, votre business plan doit détailler chaque canal.
Si vous cherchez des conseils plus larges sur comment faire le business plan de son projet, notre guide méthodologique complète cet exemple par une approche pas à pas.
Politique de prix et positionnement
La Farine & Co fixe ses prix 25 % au-dessus de la moyenne du quartier. Un pain au levain de 500 g sera vendu 5,50 €, contre 3,80 € en boulangerie traditionnelle. Cette différence est justifiée par la qualité des farines bio locales et l'absence d'additifs. Le taux de marge brute cible est de 70 % sur les pains et 75 % sur les pâtisseries.
Dans votre business plan, présentez vos prix en face de ceux de vos concurrents. Montrez que vous connaissez le marché et que votre politique tarifaire n'est pas arbitraire. Si votre prix est plus élevé, argumentez : qualité, service, localisation. Si votre prix est plus bas, expliquez comment vous préservez vos marges (volume, productivité).
Plan d'actions commerciales et marketing
Marion prévoit trois actions de lancement : une campagne d'affichage local (15 jours avant l'ouverture), une journée portes ouvertes avec dégustation gratuite, et un partenariat avec le marché bio du samedi pour distribuer des offres de lancement. Budget total : 3 000 €.
En régime de croisière, l'essentiel de la communication passera par les réseaux sociaux (Instagram pour les photos de produits, Facebook pour la clientèle locale) et la présence sur Google Maps. Aucune publicité payante récurrente n'est budgétée la première année. Ce choix de sobriété marketing est cohérent avec un modèle artisanal : la vitrine et le bouche-à-oreille restent les premiers canaux d'acquisition.
Le prévisionnel financier : cœur de l'exemple de business plan
Le prévisionnel financier est la section que le banquier lit en premier après l'executive summary. Si les chiffres sont incohérents avec l'étude de marché, le reste du document perd toute crédibilité.
Trois tableaux sont incontournables : le compte de résultat prévisionnel (ce que vous gagnez et dépensez), le plan de financement (d'où vient l'argent et où il va) et le bilan prévisionnel (ce que possède l'entreprise et ce qu'elle doit). Ils se construisent sur trois ans minimum, parfois cinq pour des projets à forte intensité capitalistique.
Le lecteur qui veut approfondir la méthode trouvera dans notre article sur comment monter un business plan le détail des étapes de construction d'un prévisionnel, de la collecte des hypothèses jusqu'à la finalisation des tableaux.
💡 À noter : tous les chiffres qui suivent sont fictifs et servent uniquement d'illustration. Ils sont calibrés sur des ordres de grandeur réalistes pour une boulangerie artisanale, mais chaque projet a ses propres paramètres.
Compte de résultat prévisionnel (exemple)
Pour La Farine & Co, le compte de résultat prévisionnel de l'année 1 se présente ainsi :
- Chiffre d'affaires : 180 000 € (panier moyen de 7 €, 110 tickets/jour en moyenne sur 290 jours d'ouverture).
- Achats de matières premières : 45 000 € (farines, beurre, œufs, sucre : 25 % du CA).
- Loyer et charges locatives : 18 000 € (1 500 €/mois pour 60 m²).
- Salaires et charges : 55 000 € (un mitron à temps plein, SMIC chargé + cotisations).
- Autres charges : 32 000 € (énergie, eau, assurances, honoraires comptables, maintenance, emballages, transport).
- Résultat d'exploitation : 30 000 €.
- Charges financières : 3 500 € (intérêts du prêt de 55 000 € sur 7 ans).
- Résultat net : 18 000 € la première année.
L'année 2 table sur 215 000 € de CA avec une montée en gamme et une clientèle élargie. L'année 3 vise 245 000 €, avec l'embauche d'un apprenti.
Plan de financement et BFR
Le plan de financement initial de La Farine & Co distingue les besoins et les ressources :
Besoins (emplois) :
- Fournil et équipement : 42 000 € (four à sole, pétrin, chambre de fermentation, façonneuse).
- Agencement de la boutique : 22 000 € (vitrine, comptoir, mobilier).
- Véhicule de livraison : 8 000 €.
- Besoin en fonds de roulement (BFR) : 8 000 € (stock initial de farines, délai de paiement des premiers clients pros).
- Total des besoins : 80 000 €.
Ressources :
- Apport personnel : 24 000 € (30 %).
- Emprunt bancaire : 55 000 € sur 7 ans à 4,5 %.
- Subvention Bpifrance : 1 000 €.
- Total des ressources : 80 000 €.
Le BFR de 8 000 € couvre le décalage entre le paiement des fournisseurs (30 jours) et l'encaissement des recettes (comptant pour la boutique, 30 jours pour les dépôts en épicerie).
Seuil de rentabilité : comment le calculer
Le seuil de rentabilité est le chiffre d'affaires à partir duquel l'entreprise couvre toutes ses charges. Pour La Farine & Co, les charges fixes annuelles s'élèvent à 105 000 € (loyer, salaire du mitron, assurances, énergie hors cuisson). Le taux de marge sur coûts variables est de 70 % (CA moins matières premières et frais directement liés au volume).
La formule : Seuil = Charges fixes / Taux de marge sur coûts variables.
Soit 105 000 € / 0,70 = 150 000 € de chiffre d'affaires annuel.
À 180 000 € de CA prévisionnel, La Farine & Co dépasse son seuil de 30 000 €, ce qui génère le résultat d'exploitation de 30 000 € mentionné plus haut. La cohérence est vérifiée. Le seuil représente 83 % du CA prévisionnel : c'est acceptable pour une première année, mais il faut viser à l'abaisser dès l'année 2 en diluant les charges fixes dans un volume plus important.
L'erreur la plus coûteuse lors de la rédaction d'un business plan
En pratique, le piège numéro un n'est pas de mal estimer le chiffre d'affaires. C'est de sous-estimer le besoin en fonds de roulement. Beaucoup de créateurs calculent un chiffre d'affaires crédible, des charges cohérentes, un résultat à l'équilibre : et se retrouvent à découvert au bout de quatre mois.
Pourquoi ? Parce que le BFR n'apparaît pas dans le compte de résultat. Une boulangerie vend au comptant, mais elle achète ses farines à 30 jours et stocke des matières premières pour une semaine de production. Ce décalage de trésorerie peut représenter 6 000 à 12 000 € immobilisés en permanence. Sans cette somme intégrée au plan de financement initial, le compte bancaire se vide alors même que le compte de résultat est positif.
⚠️ Attention : une rupture de trésorerie dans les six premiers mois est la première cause d'échec des jeunes entreprises, devant la mévente. Votre business plan doit intégrer le BFR dès le départ, et le financer intégralement dans le plan de financement initial.
La parade tient en deux chiffres : calculez votre BFR moyen sur un cycle d'exploitation, ajoutez une marge de sécurité de 20 %, et financez ce montant par des fonds propres ou un crédit de trésorerie dédié.
Comment utiliser cet exemple pour rédiger votre propre business plan
L'exemple de La Farine & Co vous a montré la logique d'ensemble : chaque section découle de la précédente et prépare la suivante. Votre projet a sa propre histoire, ses propres chiffres. La structure, elle, reste la même.
Ne cherchez pas à remplir un modèle mot pour mot. Partez de votre idée, de votre marché, de vos moyens. Puis racontez votre projet avec la même rigueur. Si une section vous résiste : souvent l'étude de marché ou le prévisionnel : c'est peut-être le signe qu'une hypothèse n'est pas assez mûre. Mieux vaut passer deux semaines de plus à creuser que de présenter un dossier bancal.
Pour ceux qui réfléchissent déjà à la forme juridique de leur future société, notre exemple de statuts SASU détaille la rédaction des statuts, une fois le business plan finalisé et le projet validé.
Checklist des sections d'un business plan complet
Voici les sept sections à valider, dans l'ordre :
- Page de garde : nom du projet, logo, coordonnées.
- Résumé exécutif : une page, écrit en dernier, lu en premier.
- Présentation du porteur : parcours, compétences, légitimité.
- Offre : produits/services, différenciation, positionnement.
- Étude de marché : tendances secteur, concurrence locale, clients cibles.
- Stratégie commerciale : prix, canaux de distribution, actions marketing.
- Prévisionnel financier : compte de résultat, plan de financement, bilan prévisionnel sur 3 ans.
Ajoutez des annexes si besoin : CV détaillé, devis fournisseurs, études sectorielles, lettres d'intention de clients potentiels.
Où trouver de l'aide gratuite pour finaliser votre document
Plusieurs structures vous accompagnent sans frais. Les CCI et CMA organisent des sessions collectives et des rendez-vous individuels pour challenger votre business plan. Bpifrance Création met à disposition des modèles téléchargeables et un outil de prévisionnel en ligne (bpifrance-creation.fr).
Des réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre vont plus loin : ils vous attribuent un mentor, chef d'entreprise expérimenté, qui relit votre dossier et vous fait bénéficier de son regard critique. Le service-public.fr référence l'ensemble des aides à la création et les formalités administratives sur sa fiche dédiée aux professionnels (service-public.fr, 2026).
Enfin, un expert-comptable peut consolider votre prévisionnel. La prestation coûte entre 800 et 3 000 € selon la complexité, mais certaines permanences gratuites sont accessibles via les CCI ou les associations d'aide à la création.
Fiche pratique
| Coût estimé | 0 € (rédaction seul) à 3 000–5 000 € (accompagnement expert-comptable) |
| Délai de réalisation | 1 à 3 mois selon la complexité du projet |
| Statut juridique concerné | Tous (SASU, SARL, EURL, SAS, micro-entreprise, EI) |
| Obligation légale | Aucune : document non imposé par la loi, mais exigé en pratique par les banques et investisseurs |
| Alternatives | Pitch deck (version synthétique pour investisseurs), prévisionnel seul (pour micro-entreprise) |
| Organismes de référence | Bpifrance Création, CCI, CMA, Initiative France, Réseau Entreprendre |
Sources
Ces informations sont d'ordre général et ne remplacent pas l'avis d'un expert-comptable ou d'un avocat. Validez vos choix avec un professionnel avant tout engagement.
Vos questions
C'est quoi un exemple de business plan ?
Un exemple de business plan est un document type qui illustre la structure complète d'un dossier de création : page de garde, executive summary, présentation du porteur et de l'offre, étude de marché, stratégie commerciale et prévisionnel financier. Il ne constitue pas un document légal obligatoire, mais sert de référence pour rédiger le sien et convaincre banques ou investisseurs.
Quelles sont les sections obligatoires d'un business plan ?
Aucune section n'est imposée par la loi, mais en pratique les financeurs attendent sept rubriques : le résumé exécutif, la présentation du porteur de projet, la description de l'offre, l'étude de marché, la stratégie commerciale, le prévisionnel financier (compte de résultat, plan de financement, bilan prévisionnel) et les annexes. Le prévisionnel est la section la plus scrutée par les banques.
Comment rédiger le prévisionnel financier d'un business plan ?
Le prévisionnel financier se construit en trois tableaux sur trois ans : un compte de résultat prévisionnel (chiffre d'affaires, charges, résultat net), un plan de financement (besoins et ressources) et un bilan prévisionnel. Il faut partir d'hypothèses prudentes de chiffre d'affaires, estimer les charges fixes et variables, calculer le besoin en fonds de roulement (BFR), puis déterminer le seuil de rentabilité. Bpifrance Création propose des modèles gratuits pour structurer ces tableaux.
Existe-t-il un modèle de business plan gratuit en France ?
Oui, Bpifrance Création met à disposition un modèle de business plan gratuit et téléchargeable sur son site bpifrance-creation.fr, avec des trames pour chaque section et des tableaux financiers préformatés. Les Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI) proposent également des modèles et un accompagnement sans frais pour les créateurs d'entreprise.
Quelle est la longueur idéale d'un business plan ?
Un business plan complet destiné à une banque fait généralement entre 15 et 30 pages hors annexes. L'executive summary tient en une à deux pages. Pour un pitch destiné à des investisseurs, une version resserrée de 5 à 10 pages (souvent appelée pitch deck) peut suffire, mais elle ne remplace pas le document complet exigé pour un prêt bancaire.
Qui peut m'aider à rédiger mon business plan gratuitement ?
Plusieurs structures proposent un accompagnement gratuit : les CCI et CMA organisent des ateliers « 5 jours pour entreprendre », Bpifrance Création offre des outils en ligne et un accès à des conseillers, et des réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre fournissent un mentorat par des chefs d'entreprise expérimentés. Un expert-comptable peut aussi intervenir, mais ses prestations sont payantes.
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